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Nom Monod
Prénom Gabriel
Naissance Ingouville (Normandie) (07 mars 1844)
Décès Versailles (10 avril 1912)
Sections
Sciences historiques et philologiques
Statuts et fonctions
Directeur d'études
Président de section
Distinction Membre de l'Académie des Sciences morales et politiques (1897)
Origines familiales

Famille protestante aux vastes ramifications européennes.

Situation de famille

Marié à Olga Herzen en 1873

Études et formations

1860 : vient étudier à Paris

1862 : entre l'École Normale supérieure de la rue d'Ulm

1865 : reçu premier de l'agrégation d'histoire devant son ami Ernest Lavisse.

Chargé de cours d'histoire au lycée de Laval.

Il commence une thèse sur les institutions municipales italiennes à la fin du Moyen Age

Séjour à Florence où il rencontre sa future femme Olga Herzen ; en Allemagne sur le conseil d’Hippolyte Taine : à Berlin, Monod suit des cours d’histoire, de diplomatique et de philosophie ; à Göttingen, il prend part au séminaire de Georg Waitz : « Quand on voulait s’occuper du Moyen Age, écrira-t-il plus tard, il fallait aller à Goettingue recevoir le baptême scientifique. »

Retour à Paris au printemps 1868.

Parcours professionnel, responsabilité à l'EPHE

De retour à Paris, Monod est armé d’une ferme conviction : pour compléter les cours trop généraux dispensés à l’École normale comme à la Sorbonne, il faut proposer «des cours réservés à des recherches d’érudition, des conférences intimes où, comme dans les séminaires allemands, les maîtres et les élèves puissent se connaître et entreprendre des travaux en commun». Telle est aussi, au même moment, la conviction du ministre de l’Instruction publique, Victor Duruy, qui s’apprête à fonder l’EPHE.

Décembre 1868 : Gabriel Monod est nommé répétiteur, sous l’autorité d’Alfred Maury, directeur des études d’histoire. Pour Monod, les répétiteurs devraient conduire un vrai travail en commun avec les élèves et auditeurs, être de véritables maîtres de conférences. Il parvient à en convaincre son directeur. L’instauration de la « conférence de critique historique » est l’immense apport de Monod à la fondation de l’EPHE.

Début janvier 1869, Monod inaugure son enseignement par l’étude des sources sur les rois Mérovingiens. Cette recherche aboutira à la publication, en deux volumes, de ses Études sur les sources de l’histoire mérovingienne.

1872 : directeur-adjoint auprès de Maury, qui n'enseigne pas.

De 1894 à sa mort : Directeur d’études

À partir de 1895 : président de la IVe Section

 

Parcours professionnel hors EPHE

Enseigne à l'École normale supérieure.

Elu à l’Académie des sciences morales et politiques en 1897.

Professeur au Collège de France de 1906 à 1911.

Autres activités

Fonde en 1876 la Revue historique.

Fonde en 1882 avec Gabriel Hanotaux la Société historique.

Domaines de recherches

Monod ne fut pas seulement le chantre de l’érudition historique : il ne rejetait pas les historiens généralisateurs qui s’efforçaient de « faire revivre le passé avec ses vrais couleurs ». Sans jamais renoncer aux exigences de la méthode la plus rigoureuse, il se méfiait d’une écriture desséchante de l’histoire, celle que son jeune ami Charles Péguy dénoncera comme « une vieille demoiselle » qui fait « des fiches et les met dans des boîtes ». Pour Monod, l’érudition ne doit pas entraver l’écriture de synthèses mais au contraire « préparer, par des travaux de classification et de critique, un terrain plus sûr pour les généralisations de l’avenir ». Alors seulement, la voie s’ouvre aux historiens-artistes de la trempe d’un Michelet. « La réalité historique, dira-t-il peu avant sa mort, nous l’étudions en savants ; mais si nous voulons lui rendre la vie, nous devons, pour la comprendre et pour l’exprimer, faire un effort de création personnelle, et ajouter l’art à la science. » («Histoire», De la méthode dans les sciences, Paris, 1909, p. 360).

Publications principales
  • Allemands et Français, Souvenirs de Campagne: Metz - Sedan - La Loire, Sandoz et Fischbacher, 1872.
  • Histoire de l'Europe et en particulier de la France de 395 à 1270 (avec Charles Bémont), 1891.
  • Renan, Taine, Michelet : les maîtres de l'histoire, 1894.
  • Études critiques sur les sources de l'histoire mérovingienne
  • Études critiques sur les sources de l'histoire carolingienne, 1898.
Publications au sujet de la personne

Gabriel Monod, À mes élèves et amis, s.l., 1896 (plaquette tirée à 300 exemplaires).

Gabriel Monod, Portraits et souvenirs, Paris, 1897.

Gabriel Monod, « Histoire », De la méthode dans les sciences, Paris, 1909.

Charles Bémont, « Gabriel Monod », Ecole pratique des hautes études, Section des sciences historiques et philologiques. Annuaire 1912-1913, Paris, 1912.

http://www.persee.fr/doc/ephe_0000-0001_1912_num_1_1_9049

« Retour sur Gabriel Monod », Revue Historique 664 (2012) (numéro thématique consacré à G. Monod).

Auteur de la notice
Yves Bruley
Mise à jour
 le 16 décembre 2017 - 16:05